mercredi 13 février 2008

"Au Mali, j'ai appris..." (Spécial big up au Sénégal)

"Au Mali, j’ai appris qu’on pouvait partir de chez nous pour arriver chez nous"
Nathalie (Nathy)

"Au Mali, j’ai appris qu’être pauvre ne veut pas dire être malheureux"
Pousbila (Pous)

"Au Mali, j’ai appris que les enfants vivent trop dans la misère"
Marion R.

"Au Mali, j’ai appris qu’il ne suffit pas de vivre dans le luxe pour se sentir bien"
Mélanie D. (Meloush)

"Au Mali, j’ai appris à gérer ma vessie"
Karen (KRN)

"Au Mali, j’ai appris que le Mali est un pays qui accueille mieux que la France"
Samantha (Snoopy)

"Au Mali, j’ai appris à donner de la valeur à ce que j’ai"
Jenny (Nini)

"Au Mali, j’ai appris qu’on n’a pas besoin de biens matériels pour être heureux"
Noémie

"Au Mali, j’ai appris que les Maliens ont l’air plus heureux que nous"
Amandine (Didinou)

"Au Mali, j’ai appris que quand on veut, on cherche les moyens et quand on veut pas, on cherche des prétextes"
Hakim (Kiki)

"Au Mali, j’ai appris que la richesse c’est d’être heureux"
Pravina (Couette au carré)

"Au Mali, j’ai appris qu’une personne a plus de valeur que tout l’or du monde"
Mélanie C.

"Au Mali, j’ai appris qu’on se plaignait trop souvent en France"
Gothamie (Goth-Goth)

"Au Mali, j’ai appris que le plus important est le son des tam-tams"
Amina

"Au Mali, j’ai appris que chez eux était chez nous car je me sentais à la maison"
Marine (Pink)

"Au Mali, j’ai appris qu’avec peu ils peuvent faire beaucoup"
Ahmed

"Au Mali, j’ai appris à profiter de la vie"
Fatma (Mama)

"Au Mali, j’ai appris que l’eau était de l’or"
Noémie

"Au Mali, j’ai appris que le sourire d’une personne est le plus beau trésor du monde"
Mathura (La mexicaine)

"Au Mali, j’ai appris que la vie des gens pouvait être difficile mais qu’ils pouvaient être heureux quand même"
Johanna (Jo)

"Au Mali, j’ai appris que malgré le contexte de vie, les Maliens gardent le sourire"
Marion P.
"Au Mali, j’ai appris qu’un polygame n’était pas forcément un salaud"
Soraya (Folie ambulante)

On a trouvé le Point G...

...mais ce ne fut pas qu'une partie de plaisir !














Du haut de la colline de Koulouba, nous jetons un dernier regard sur la « mare aux crocodiles » et balançons nos derniers souvenirs de Bamako sur carte mémoire POINT

Direction le marché des antiquaires et là, on tombe sur le Point G ! Un petit arrêt s’impose pour prendre une photo de ce centre hospitalier POINT

Deux militaires et un policier bloquent alors le bus sous un soleil de plomb POINT Les élèves, cuits comme des poulets au four, comprennent alors très vite qu’ils veulent profiter de la situation POINT Ils veulent vendre leur image et que le guide achète notre liberté POINT

Les hommes en uniforme nous reprochent de jouer aux touristes et de se croire au zoo mais ils ne se privent pas d’aboyer sur Miss Chen qui montre alors les dents et sur Mister Grard qui choisit comme arme de défense son sourire dentifrice POINT Ne pouvant obtenir de bakchich de notre part, ils nous laissent repartir avec notre bonne conscience et le Point G dans la poche POINT

mardi 12 février 2008

Sur le départ...

Emotions dans les deux sens: envie de rentrer retrouver ses proches, son confort, mais grande tristesse de quitter le Mali, ses habitants et leurs sourires. Peur de la froidure de Paris, fatigue du voyage et de la chaleur malienne...
Nous espérons que les aiguilleurs du ciel seront cléments avec nous, nous sortons les gri-gri!
Rendez vous à Roissy vers 3h du matin ou au lycée jeudi matin.

Les Bozo, les Bambara, les Songhai, les Sarakolé, les Dogons

lundi 11 février 2008

Le coeur des Bozo chavire pour le Niger


A 70km de Bamako, notre origine se révèle. Et après deux heures de route, où la poussière et la chaleur se mêlent à notre transpiration, nous avons enfin pu atteindre Koulikoro et c'est avec exaltation et émerveillement que nous avons retrouvé nos pirogues. Nous avons aussi retrouvé notre peuple et notre Niger, qui est d'un bleu particulier, mais qui nous était interdit. Tout cela, parce qu'il grouille de microbes. Plusieurs personnes sont terrifiées et crient d'angoisse de crainte que la pirogue chavire. Ces derniers furent soulagés de retrouver la terre ferme. Mme Grandjean était très stressée mais prenant son courage à deux mains (et après plusieurs tentatives) a réussi à les lever (les deux mains).

Et pour nous Bozos, la tribu des pêcheurs du Mali, nous aurions aimé continuer l'aventure, car l'eau est notre élément, mais il était temps de reprendre le car, sous un nuage de poussière rouge.


Les Bozo.

Les Bambaras sont révoltées


L'excision est une mutilation. Selon le mythe, pour les femmes c'est une punition. Cette soumission est inacceptable, car les hommes et les femmes ne sont pas comparables. L'excision est répugnante car elle peut conduire à la mort. Elle est imposée par la religion et la tradition. Tout cela devrait être interdiction. Grâce à l'action des associations (telles que la troupe de théâtre PSY), on espère que cette pratique cessera, ceci le plus rapidement possible, pour que les femmes soient enfin libres et heureuses.


Les Bambara.

On y a survécu!


Il y a quelques jours nous avons quitté la France pour le Mali. Ce week end, nous délaissons notre hôtel 3* de Bamako pour le campement de Siby. Le changement est radical mais on relève le défi. Malgré les conditions extrêmes (chaleur de 45°, douches au seau, excursions à la montagne, et les petits bobos digestifs), on a réussi à évacuer nos soucis (mais pas nos tubes digestifs). Nous nous sommes super bien adaptés et nous en sommes fiers. Même Mister Grard, les larmes aux yeux, nous regarde nous éclater avec nos seaux d'eau.

Comme on dit au Mali, vous quittez chez vous, vous êtes chez vous!
Les Dogons

Anagali, un homme à femmes

D'après notre guide touristique Anagali, avoir une seule femme signifie n'avoir aucun avenir au Mali. Les Maliens ont beaucoup de femmes, donc beaucoup d'enfants pour assurer leur descendance et leur retraite. Contrairement à la France qui est un pays monogame, nous sommes très surprises du consentement des femmes face à la polygamie. Les Sarakolé.